Martial Solal, né le 23 août 1927 à Alger, est l'une des figures les plus singulières du jazz européen, avec plus de 70 ans de carrière et une centaine d’enregistrements.
Un lien unique avec la Salle Gaveau
Son rapport avec la Salle Gaveau dépasse la simple anecdote. Le concert solo du 23 janvier 2019 en est la preuve éclatante - un moment historique pour le jazz français.
« Un véritable testament musical » - Martial Solal
Un retour chargé d’émotion
Solal y avait déjà joué en 1962 et 1963 avec son trio. En 2019, plus de cinquante ans plus tard, il revient sur scène dans un contexte exceptionnel :
- Remplacement de dernière minute du pianiste Daniel Wayenberg
- Récital solo piano entièrement acoustique
- Artiste âgé de plus de 90 ans
Dans la salle :
- Pianistes de toutes générations
- Musiciens professionnels (dont Daniel Humair)
- Journalistes et compositeurs
Le concert est enregistré par Radio France en stéréo simple et diffusé le 23 février dans Le Jazz Club.
Un programme entre standards et créations
| Type | Exemples |
|---|---|
| Standards | My Funny Valentine, Round Midnight, Tea For Two |
| Medley | Caravan, Take the A Train |
| Composition | Coming Yesterday |
Ou trouver ses Vinyles Originaux
- Rakuten : Plateforme pour les collectionneurs.
: Autre marketplace spécialisée.- Brocantes et foires aux disques : Si vous avez de la chance, vous pourriez tomber sur une copie à prix cool.
Solal considère les standards comme des « sujets de dissertation » à transformer librement.
L’art de l’improvisation
Une technique hors norme
Accords dissonants, ruptures rythmiques, citations inattendues : Solal déconstruit et reconstruit les thèmes avec une liberté rare.
L’humour comme signature
Son humour devient un outil musical. Il joue avec le public, improvise et détourne les attentes avec légèreté.
Coming Yesterday : l’album testament
Coming Yesterday - Live at Salle Gaveau 2019, sorti le 9 avril, capture cette performance exceptionnelle dans des conditions acoustiques pures.
- Enregistrement : Radio France
- Format : CD et vinyle
- Durée : environ 1h45
Solal y affirme : « la liberté demande beaucoup de travail ».
Une carrière hors norme
- Collaboration avec Django Reinhardt (1953)
- Travail avec Sidney Bechet (1956)
- Concerts à New York et Newport
- Musiques de films pour Godard et Melville
Après plus de 70 ans de carrière, il décide d’arrêter le piano :
« Quand l'énergie n'est plus au rendez-vous, vaut mieux s'arrêter »


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